Mot de Si El Hahemi ASSAD :
Cette publication académique regroupe, dans son comité de rédaction, une majorité de chercheurs universitaires aguerris pour traiter sous un angle scientifique YENNAYER en tant que sujet d’étude et axe de réflexion, notamment depuis son inscription dans le calendrier officiel des fêtes nationales.
D'horizons différents, les contributeurs à cette œuvre traitent chacun selon son angle d'appréciation la thématique factuelle. Tout en s'inscrivant dans une convergence qui ne peut exprimer qu'une seule empreinte indélébile et identique, les auteurs se sont attelés à aller aux racines du temps pour en extraire la sève d'une chronologie, la vertu d'un usage et la substance d'un bon vivre ensemble.
L’objectif de ce numéro spécial est de donner un espace de débat aux représentations de ce patrimoine immatériel et surtout d’engager des pistes d’analyses objectives. Les articles retenus nous informent intégralement et sciemment sur la profondeur historique et l’essence même de cette pratique festive, riche et multidimensionnelle, que les citoyens avaient l’habitude de commémorer, spontanément, sans se poser de questions, et ce, depuis des temps immémoriaux. Il est donc un devoir de leurs apporter des réponses fondées sur l’objectivité scientifique et l’authenticité historique autant que faire se peut.
Nous mettons à la disposition du lecteur un ouvrage de référence qui dévoile le sens philosophique, historique et social de cette officialisation de «Amenzu n YENNAYER», tel que mentionné en langue amazighe, pour la première fois, dans les annales du journal officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire.
Désormais, le 12 janvier de chaque année est une journée chômée et payée, en vertu de la modification en 2018 de la loi n° 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales en Algérie ; l’événement est célébré avec faste dans les foyers de différentes régions du pays mais aussi dans les places publiques par les associations et les institutions étatiques.
En somme, nous voulons décrire commodément comment et pourquoi le citoyen se voit affirmer sa fierté à l’égard de cet héritage. Le trait saillant mis en exergue est de montrer que Yennayer constitue le socle commun des valeurs ancestrales de convivialité, de partage, de générosité, de solidarité et du vivre ensemble. Cette année, s’ajoute une autre dimension à cette célébration en communion : elle se veut un présage d’espoir et de jours meilleurs.
Ainsi le présent aspire à déconstruire les mauvais clichés et dépoussiérer les annales d'une mémoire collective pour assurer son recouvrement.
