Le premier cours qui aura lieu au siège du HCA sera suivi par la signature d'un protocole d'accord avec l'association Iqraâ pour la généralisation des cours d'alphabétisation en amazigh à travers le territoire national.
Le Haut-Commissariat à l'amazighité vient de lancer un projet inédit d'alphabétisation en amazigh à travers l'application «Azul», téléchargeable sur les Smartphones et les tablettes partir des liens www.hca-dz.org et www.bmsinformatique.com, précise le HCA dans un communiqué rendu public hier. Il s’agit, précise-t-on, d'une «réalisation dans le cadre d'une série d'applications réalisées par une équipe d'informaticiens spécialisés.» Ce projet instructif a pour objectif d'«initier à l'apprentissage de l’amazigh et de permettre de découvrir de plus près l’alphabet, les sons, le lexique et l'écriture codifiée de amazigh.» Sur le site on apprend que «le siège du HCA verra le lancement du premier cours d'alphabétisation en amazigh consacré à la section d'Alger.» Le HCA note également que «ce premier cours d'alphabétisation en amazigh sera suivi par la signature d'un protocole d'accord avec l'association Iqraâ pour la généralisation des cours d'alphabétisation en amazigh à travers le territoire national.» Il y a lieu de relever que cette instance de promotion de cette langue, a multiplié ses activités durant ces derniers mois. L’année 2015 est, pour le HCA, une année pleine d’activités, puisque l’on compte rééditer les colloques sur l’histoire dont ceux qui ont abordé les personnalités amazighs à l’image de Massinissa.
Ce n’est pas tout, puisqu’une rencontre d’universitaires et d’historiens sur Jugurtha, autre figure de l’histoire de notre pays, est au programme, de même qu’un colloque sur Apulée. A ces activités, aussi riches que multiples, s’ajoutera le Congrès mondial qui sera, lui, consacré à la lexicographie.
Création de l’académie amazighe le HCA y croit
Comme l’a souligné son secrétaire général, Si El Hachemi Assad, le HCA va intensifier son action pour généraliser l’amazigh, en inscrivant des actions d’édition et de coédition d’ouvrages ainsi que de formation pour les journalistes. Lors de son passage au forum d’El Moudjahid, M. Assad a fait part de la détermination du HCA à faire avancer son projet de création d’une académie amazigh. Aussi, cette instance a, tout récemment, signé une convention avec le ministère de la Communication afin de promouvoir la langue amazigh. Cet accord se veut une réaffirmation des démarches de l'État visant la promotion de cette langue ancestrale dans tous les secteurs en charge de ce dossier qui requiert «davantage de persévérance et de sérieux», a précisé M. Assad.
Le même texte, a-t-il précisé, «confirme l'engagement à mettre en place un plan conjoint pour le développement de la presse écrite et audiovisuelle en amazigh à l'effet de promouvoir cette langue en tant que composante de l'identité nationale». Dans le même ordre d’idées, le premier responsable du HCA a indiqué que «le débat dépasse l'intégration de l’amazigh dans le secteur de la communication. L’objectif étant de mettre les moyens de la conforter et de la généraliser, en garantissant les outils et mécanismes nécessaires pour ce faire».
Par ailleurs il y a lieu de rappeler depuis sa reconnaissance en 2002, dans d’un discours prononcé par le Chef de l’Etat, en tant que langue nationale, l’amazigh a enregistré des avancées considérables. La mise en œuvre de cette annonce, à travers un amendement constitutionnel, jetait les jalons d'une meilleure «considération» par l'Etat de cet héritage culturel et identitaire de la société algérienne.
Considéré comme un maillon important dans la promotion de la langue amazigh, le département de l’éducation nationale, comme l’a affirmé Mme Benghebrit, œuvre pour une «généralisation progressive et réfléchie de cette langue dans les écoles algériennes.»
Fouad Irnatene