C’est en présence du représentant du Premier ministre, des autorités locales de la wilaya de Boumerdès, du Secrétaire général du  Haut commissariat de l’Amazighité, de la Présidente de l’Association algérienne d’ alphabétisation (IQRAA), et le directeur de l’Office national d’alphabétisation et d’enseignement pour adultes, qu’a été lancée la première classe d’alphabétisation en langue amazighe (Asegmek). Cette initiative, s’inscrivant dans le sillage de l’accord de partenariat, paraphé le 20 avril dernier, dans le cadre de la célébration de la journée du Savoir, se voulant une contribution d’un des relais de la société civile à la promotion de l’une des constances nationales et de l’identité algérienne à savoir, la langue et la culture amazighe, sera marquée par la présentation d’un cours, consacré au thème de la paix. Intervenant à cette occasion, le directeur de l’Office national d’alphabétisation pour les adultes dira que l’analphabétisme est carrément, une atteinte à l’histoire avant de poursuivre qu’il faut aller, aujourd’hui, vers la réhabilitation de notre histoire, à travers la lutte contre l’ignorance tout en rappelant que l’Office ne ménagera aucun effort pour la promotion de l’amazighe qui demeure une question nationale. Il profitera de cette opportunité pour rendre  hommage au premier responsable du HCA qui a contribué à la préservation de l’unité nationale, à travers l’institution qu’il représente. S’exprimant,   lors de l’ouverture de cette première section de l’apprentissage d’amazighe, la présidente de l’association IQRAA, Mme Aïcha Barki, affirmera qu’ à travers le programme «Asegmek, c’est une nouvelle dynamique qui est initiée pour l’éradication de l’analphabétisme, précisant que parmi les dix ouvrages de son association le choix est porté par  notre association et le HCA sur le support pédagogique «la citoyenneté pour lutter contre  mon analphabétisme». elle estimera que le peuple  ne renie point son identité amazighe qui fait même son Algériannité, ajoutant que l’expérience de  Boumerdès , sera éditée dans huit autres wilayas, avant sa généralisation à toutes les régions du pays. Prenant la parole pour sa part, M. Si El Hachemi Assad, S.G du HCA, notera que pour la première fois, il existe une coordination entre une institution officielle et la société civile pour la promotion de tamazight, tout en soulignant que ces classes d’alphabétisation de la langue amazighe   ne sont destinées aux seules populations s’exprimant en langue berbère mais à tous ceux qui veulent apprendre cette dernière. Il ne manquera pas de revenir sur les efforts du ministère de l’éducation national pour la promotion de tamazight, M. Assad, est formel sur les choix politiques de l’Algérie quant à la reconnaissance de cette langue, confirmée par sa constitutionnalisation, rappelant que le Haut commissariat à l’Amazighité dispose d’une expérience avérée dans le domaine de la valorisation de la culture  amazighe. Une application pour tablettes pour enfants et adultes est mise en place par des informaticiens nationaux pour faciliter l’apprentissage de la langue Il relèvera aussi qu’actuellement l’enseignement d’amazighe est restreint et ne dépasse point 23 wilayas et pas dans les trois paliers, pourtant des instructions fermes ont été données par la chargée du secteur pour régler tous les problèmes en suspens qui freinent la généralisation de l’enseignement de cette matière qui doit être obligatoire, depuis l’entrée de l’élève à l’école. M. Assad fera remarquer que durant la rentrée scolaire 2014/2015, l’amazighité a été introduite  dans 5 wilayas, avant d’enchaîner que l’accord avec l’association nationale pour la lutte contre l’analphabétisme est un partenariat solide à même de donner aux populations non berbérophones la possibilité de lire et d’écrire en tamazight au niveau de 9 wilayas, qui seront élargies à d’autres, en fonction de la demande exprimée. «Nous avons un contingent d’enseignants spécialisés dans la langue, des ouvrages et une application informatique qui serviront de supports», estimera- t-il. Le S.G du HCA parlera également de l’impératif de lancer par les associations culturelles de projets de jumelage entre les localités berbérophones et non berbérophones pour compléter les dispositifs mis en place pour la promotion de l’amazighe. S’agissant des outils pédagogiques utilisés, pour ces cours d’initiations qui s’étaleront sur 6 à 9 mois, le HCA par le biais de son Secrétaire général, expliquera qu’en sus de l’ouvrage coédité avec IQRAA, une application pour tablettes pour enfants et adultes est mise en place des informaticiens nationaux pour faciliter l’apprentissage de la langue. Cette dernière est disponible sur «Play store» et le site du HCA. La même application   est constituée de 9 rubriques, dans les trois transcriptions ; arabe, tifinaghe et français, portant sur les jours, les couleurs, les chiffres et les animaux, entre autres, avec prononciations, à l’appui et des traductions. Cette même application sera présente lors du prochain SILA. Pour rappel, la première classe d’amazighe, lancée à Alger, l’année dernière a enregistré 26 apprenants. Samia D.