Dépêche de Kabylie / El Hachemi Assad, Directeur au HCA
El Hachemi Assad, directeur de la Promotion culturelle au sein du Haut commissariat à l’Amazighité, évoque dans ce bref entretien la situation de l’enseignement de tamazight dans la wilaya de Biskra, qui, faut-il le souligner, a cessé cette année, pourtant, cette wilaya a démarré depuis 1995.  Il évoque aussi le Colloque international qu’organise son institution à Biskra depuis hier. La Dépêche de Kabylie : Le HCA est à son 3e colloque en moins d’un mois. On a l’impression d’assister à une “offensive” de votre part, surtout que toutes les directions du commissariat sont impliquées. Pourquoi le choix du colloque et surtout la wilaya ? El Hachemi Assad : Il est vrai que cette année 2010, le HCA a eu un plan de charge assez conséquent. Nous avons réussi à multiplier le nombre de rendez-vous culturels, pédagogiques et scientifiques, d’autant, trouvé le soutien souhaité dans toutes les wilayas sollicitées, par l’implication des autorités locales et la disponibilité affichée des responsables locaux, à savoir les walis. Le choix de ce colloque ici à Biskra, tient en premier lieu à l’importance que nous avons accordée à la problématique de la connaissance de l’Histoire. L’organiser dans cette région hospitalière est fortement symbolique. La capitale des Ziban est aussi un vivier de l’amazighité à travers le mouvement associatif et l’expression artistique plurielle. Ajoutant à cela l’ouverture d’une chaire d’histoire à l’université de Biskra. Justement, tamazight n’est plus enseigné à Biskra, qu’en est-il exactement ? Ce cas n’est pas spécifique à la wilaya de Biskra, puisque la situation est similaire dans d’autres wilayas, qui ont lancé son enseignement dans le passé. A noter aussi qu’il y a lieu de réintroduire la formulation, faire de la sensibilisation, avant d’introduire à nouveau d’une manière institutionnelle tamazight à l’école ici à Biskra. La note d’espoir est que nous constatons un engouement à notre action par la présence et l’échange avec les citoyens. Propos recueillis par M. Mouloudj, La Dépêche de Kabylie.