« Établir un inventaire linguistique, toponymique et architectural de la région du sud-ouest » En partenariat avec l’Université « Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou » - Département de Langue et Culture amazighes - Laboratoire d’Aménagement et d’Enseignement de Tamazight - Faculté du Génie de la Construction du Département d’Architecture Le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) adopte depuis quelque temps une nouvelle stratégie favorisant la primauté de l’universitaire, le travail de terrain, la dimension nationale et le partenariat avec les institutions de l’Etat, les établissements de l’éducation nationale, de la culture et de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Mu par une vision pragmatique et sereine, le HCA densifie ses activités à travers l’ensemble des wilayas priorisant les sorties sur le terrain, le contact de proximité, la collecte et l’analyse des données, et enfin la collaboration avec l’ensemble des partenaires institutionnels concernés par le dossier de l’amazighité. Après une première sortie au niveau de l’Atlas Blidéen, c’est au tour de la région du Sud-ouest d’accueillir une équipe d’universitaires pluridisciplinaire encadrée par le HCA. Elle fera une escale fructueuse en ciblant les localités de Boussemghoune, Asla, Tiout, Sfissifa et Ain Sefra. L’objectif tracé est de collecter des données liées à la langue, à la littérature et à l’architecture de cette étendue géographique partagée entre les wilayas d’El Beyedh et de Naâma. Les monts des Ksours, inventoriés par l’U.N.E.S.C.O. comme un territoire qui recèle un riche patrimoine linguistique en péril, est parsemé d’une très grande variété d’implantations humaines témoignant d’un passé très lointain aussi riche que diversifié. Cette double richesse, représentant un patrimoine d’une très grande importance, a toujours suscité notre intérêt pour sa préservation et sa mise en valeur. Notre démarche s’inscrit dans le processus de sauvegarde qui doit commencer par l’établissement d’un inventaire linguistique, toponymique et architectural dans lequel nous pensons apporter notre collaboration en dressant d’une part un répertoire du lexique relatif à la toponymie, à l’architecture et à la construction dans ce territoire, et d’autre part relever les éléments linguistiques, architecturaux et architectoniques spécifiques à la région. Pour cela, nous envisageons, durant cette sortie sur le terrain, faire la visite de ces ksours tout en relevant les données recherchées auprès de la population autochtone. Afin de s’inscrire dans le planning prévu et garantir un résultat, nous envisageons de sélectionner des échantillons représentatifs parmi ces ksours pour effectuer nos enquêtes.