La semaine prochaine s’ouvre à Taghit dans la wilaya de Béchar une rencontre scientifique sous forme d’ateliers de traduction initiée par le Haut Commissariat à l’Amazighité. Des universitaires, des chercheurs, des experts se penchent sous cette thématique en présence des auteurs dont les œuvres servent de références.

Ils sont cinq grands écrivains invités à ces ateliers. Hamid Grine, l’actuel ministre de la communication qui verra une œuvre de sa longue liste de titres passée sous les méandres subtils et recherchés de la traduction vers la langue amazighe. Il s’agit du roman, «La Nuit du henné». La célèbre romancière algérienne, une étoile intellectuelle au moyen orient, Ahlam Mosteghanemi fait partie de cette pléiade d’auteurs invités.

Dans cette liste figure Mohamed El Hadi Harèche avec une de ses productions littéraires en langue arabe parue en 2010. Mohamed Sari présente à ces ateliers de traduction vers la langue amazighe un des ses ouvrages paru en 2013, également en langue arabe. Deux autres œuvres sont inscrites sur cette liste de six écrivains. Il s’agit du titre, «Les Jeux de notre enfance» de Norreddine Louhal et, «L’Exil et la mémoire», une étude réalisée par Djouher Amhis à propos d’une lecture des romans de Taos Amrouche.

Cet atelier de traduction regroupent d’éminents spécialistes au nombre de sept, Mohamed Djellaoui, Smail Abdenbi, Abdenour Abdesselam, Habib-Allah Mansouri, Mohand Oubelkacem Kheddam, Mohamed Zerdoumi, Tahar Boukhenoufa. Un autre atelier destiné à l’initiation aux enquêtes sur le terrain comporte une équipe d’encadrement de trois membres, Rachid Bellil, Mustapha Benkhemmou et Arezki Graine.

Cette rencontre de Taghit fait partie du plan de charge du Haut Commissariat à l’Amazighité de l’année 2014 qui a réalisé pas moins de seize grandes actions visant le développement et le rayonnement de la langue et le civilisation amazighes.

Comme le souligne, M. Si El Hachemi Assad, Secrétaire Général du Haut Commissariat l’Amazighité, le caractère scientifique de ces rencontres domine dans tous les sujets traités pour donner à l’amazighité sa dimension d’abord nationale en sa qualité de racine de l’identité algérienne puis universelle, l’intégrant dans le monde moderne de la culture, des sciences et du développement.

Ces journées d’études ont eu lieu ainsi durant l’année 2014 sur toute l’étendue du territoire, de l’extrême sud-ouest avec la ville de Boussemghoun puis à l’est, à Tebessa, ensuite à Batna, Béjaia, Jijel, Azazga, Bouira et également le grand sud à Djanet, dans la wilaya d’Illizi. Taghit constitue donc une escale aussi importante dans cette chaine de rencontres pour la promotion et le développement de l’amazighité.

Kamel Cheriti Le Jeune Indépendant du 24 décembre 2014