Le Secrétaire Général du Haut Commissariat à l’Amazighité, Si El Hachemi ASSAD, et la Ministre de l’Education Nationale, Nouria BENGHEBRIT, ont signé le 21 février courant, un accord de partenariat en présence de plusieurs responsables à tous les niveaux du ministère de l’éducation. Un moment solennel qui a eu lieu le jour de la célébration de la journée internationale de la langue maternelle, choix lourd de sens du Haut Commissariat à l’Amazighité. Cette démarche répond à la volonté des deux institutions d’impulser une dynamique de réflexion autour de la problématique de l’enseignement de la langue amazigh depuis son introduction partielle dans le système éducatif national, il y a 20 ans, et de tracer les voies qui doivent être empruntées en matière de la généralisation de son enseignement de façon progressive. La Ministre de l’Education a été reçue au siège du HCA avant d’aller vers la salle du Cinéma El Khayam, lieu où a eu lieu la cérémonie de la signature de cet accord de partenariat. Cette salle située à quelques mètres du bâtiment abritant les locaux du HCA, s’est avérée exigüe vu le nombre important d’enseignants et d’inspecteurs de tamazight, mais aussi d’universitaires, venus assister et appuyer cet évènement, le premier du genre, donc historique, lequel, sans doute, fera date dans la part qu’il prendra dans le débat qui sera instauré et des décisions qui seront prises autour de la stratégie à mettre en œuvre à même de permettre à la langue amazighe de trouver sa place entière dans l’école algérienne.

Une commission technique composée de 14 membres, sur la base d’une représentation égale de 07 représentants pour chaque institution, a été instituée et a pour mission de faire le constat de toutes les conditions objectives et subjectives lesquelles, sur le terrain, font entrave à l’épanouissement de l’enseignement de cette langue. Le Haut Commissariat à l’Amazighité qui a étudié toutes les problématiques liées à l’enseignement de tamazight, regorge, en ce sens, de recommandations issues aux termes d’innombrables colloques et autres séminaires organisés par ses services à ce sujet. Ce foisonnement d’idées peut servir de véritable think tank en la matière, auquel peut se référer cette commission afin de rendre possible l’enseignement de tamazight sans avoir à se heurter à des embûches bureaucratiques et pédagogiques qui n’ont pas lieu d’être.