Une Journée d’études consacrée au classement et à la valorisation de la fête de Yennayer, marquant l’avènement de la nouvelle année Amazighe, débutera ses travaux, samedi, à Oran. Organisée à l’initiative du Haut commissariat à l’Amazighité, avec la collaboration du ministère de l’Education nationale, la rencontre regroupera des membres du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle et du Centre de recherche préhistorique, anthropologique et historique. Les chercheurs et spécialistes qui y prendront part exposeront les méthodologies à entreprendre pour classer cet ancestral patrimoine. Les divers intervenants auront à s’exprimer sur la dimension historique et sociologique de cet anniversaire, célébré traditionnellement à travers de nombreuses régions d’Algérie. Lors du lancement des dernières festivités marquant la célébration de Yennayer à Alger, en janvier dernier, le Secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, avait eu à lancer l’idée d’un classement du nouvel an Amazigh dans la liste du patrimoine immatériel de l'humanité de l'Unesco. A propos de la  reconnaissance de Yennayer comme fête nationale, il a estimé qu’on se devait de passer par la révision des textes juridiques  de 1963, régissant les fêtes nationales, qu’il s’agit, dit-il, d’adapter à la réalité de l'Algérie d'aujourd'hui.