Tizi Ouzou : 21 avril 2014 à 15h, au Centre des Loisirs Scientifiques (Ancien Marché de gros). Oran : 23 avril 2014 à 15h, au CREDIH et/ou au siège de l'association Numidya Bouira : 25 avril 2014 à 15h, à la Maison de la Culture "Ali Zamoum" [divider] [toggle title="Lire le synopsys" state="open" ] Le documentaire raconte le parcours du moudjahid de la lutte anti coloniale et militant de la culture amazighe Idir Ait Amrane. Se basant sur les documents d’archives, ainsi que sur le témoignage de ses proches, de ses compagnons de lutte, et des personnes qui ont travaillé sur son œuvre et se sont penchées sur son itinéraire ( Sadek Hadjerès, Saïd Chibane, Malha Ben Brahem etc.) le biopic se propose de retracer la vie de cet homme exceptionnel, depuis sa naissance au village Tikidount (commune d’Ouacif), en 1924, et où il passé une partie de son enfance, son inscription à l’école du village de Bouabderrahmane en 1930, jusqu’à son exil dès l’âge de dix ans lorsqu’il quitte sa Kabylie natale pour s’installer dans la ville de Sougueur où il poursuit sa scolarité (d’abord primaire)…Ses études le mèneront successivement au lycée de Mascara, où il obtient le brevet d’enseignement primaire supérieur, puis au lycée Bugeaud à Alger (actuel Lycée Emir Abdelkader). Il y restera jusqu’au débarquement allié de 12942, à la suite de quoi les lycéens seront transférés à Miliana, et c’est là qu’il adhère au mouvement scout d’Algérie. En janvier 1945, il est admis au lycée de Ben Aknoun où il retrouve un groupes de jeunes étudiants originaires de Kabylie, comme Hocine Ait Ahmed, Omar Oussedik, Sadek Hadjerès, Ali Yahia Rachid et bien d’autres. C’est à cette époque qu’il découvre les écrits des historiens réformistes tels que Tewfik el Madani et Embarek el Mili. Il se découvre alors le goût et le talent d’écrivain et se consacre à la production d’un florilège de textes engagés pour la cause amazighe, dont Ekker Ammis Umazigh (réveille-toi fils d’Amazigh), composé en 1945 et perpétuellement repris en chœur par tous les militants défendant les mêmes principes identitaires. Il s’engage aussitôt dans les rangs du Parti du Peuple Algérien (PPA), au sein d’une cellule chapeauté par Mbarek Filali, il participe également à la création d’une cellule du PPA à Tiaret où il milita d’une façon intense durant les campagnes électorales de 1947 et législatives de 1948 gagnées par son parti mais truquées par l’administration coloniale dirigée par Edmond Marcel Naegelen. Il quitte cependant le parti à la suite de la crise berbériste de 1949 et s’oriente vers les études linguistiques jusqu’à l’obtention de la licence d’arabe en 1961. Son goût prononcé pour la lecture et pour la poésie l’amènent à composer d’autres chants comme Ghuri yiwan umddakul. Il sera arrêté au lendemain du déclenchement de la lutte de libération nationale par la police coloniale qui l’internera dans la prison de Tiaret jusqu’à l’indépendance de l’Algérie. Au lendemain de 1962, il devient député à la première Assemblée de l’Algérie indépendante, avant d’être nommé préfet de la wilaya d’el Asnam. Il termine sa carrière en tant que directeur de l’éducation de la wilaya de Tiaret puis d’El Asnam. Le couronnement de sa vie aura été sa nomination en 1945 en tant que président du HCA, où il sera officiellement installé par l’ex-Président de la république Liamine Zeroual. Le biopic se penchera également sur l’amitié qui le liait à Saïd Chibane, Sadek Hadjerès et à un degré moindre Hocine Ait Ahmed, ainsi que sur la chaleur de sa vie de famille, où les qualités du militant se conjuguent à et celle du père de famille. Sans oublier bien sûr d’explorer le caractère gigantesque de son œuvre, de l’écriture à la promotion de la linguistique à l’histoire amazighe en passant par la traduction d’ouvrages de référence et la vulgarisation. Idir Ait Amrane nous a légué une œuvre riche et d’une grande qualité, qui reste malheureusement peu connue. On fera connaissance avec son goût pour la culture et la poésie, ainsi que sa sensibilité particulière au recouvrement de la personnalité algérienne dans toute sa dimension. Les différentes étapes de sa vie montre l’exemple d’un homme qui s’est totalement consacré à sa famille et s’est investi corps et âme au service de la lutte de libération nationale, depuis sa jeunesse, ainsi qu’à la défense de l’amazighité. Un homme de savoir et de culture qui a forgé sa personnalité dans son milieu naturel et a enrichi son horizon au contact de la culture universelle, un homme de son temps attaché à sa tradition et ouvert sur le monde, tout en étant jaloux de sa culture et de son identité amazighe. [/toggle] [divider]

Fiche technique

Durée : 52 minutes. Langue d’origine : Kabyle avec sous titrage Format de réalisation : HDV Délai de réalisation : 10 mois. Lieux de tournage : - Algérie (village de Bouabderahmane, Alger, Tiaret et Oran) - France (Paris et Selles-sur-Cher) - Suisse (Genève – Lausanne) Scénario et réalisation : Si El Hachemi Assad Production : Youcef Goussem Musique du film : Abderahmane Amalou Montage : Yahia Haddadi et Karim Agguini Ont témoigné : Said Chibane, Alger Sadek  Hadjeres, Paris (France) Mohamed Harbi, Paris (France) Ramdane Ouahès, Selles-sur-Cher (France) Malha Benbrahim, Alger Khedam Mnd Oubelkacem, Alger Lounis Ait Menguellet, Tizi-Ouzou Epouse et enfants d’Idir Ait Amrane (Sekoura,Djamel et Youcef), Tiaret et Oran jaquette-ad yidir mmis umazigh